Mercato OM : Lorenzi lance le grand ménage

Cinq partants. Peut-être huit. Grégory Lorenzi n'a même pas eu le temps de défaire ses cartons que le nouveau directeur sportif a déjà dégainé sa liste. Et là, on ne parle pas d'un petit coup de balai pour faire joli.

La logique, on la connaît par cœur à Marseille : la DNCG surveille, la masse salariale déborde, il faut vendre avant d'acheter. Pierre-Emerick Aubameyang et Geoffrey Kondogbia sont en première ligne. Deux gros salaires que le club aimerait sortir pour respirer un peu. Le Gabonais attire d'ailleurs du monde, du côté de la Serie A comme de la Turquie, pendant que Kondogbia cherche un point de chute. Ajoute à ça les retours de prêt à trancher et les fins de cycle à recaser, et tu obtiens un vestiaire qui va sérieusement bouger cet été.

Le cas Amine Gouiri, c'est l'histoire inverse. Lui, on aimerait le garder. Bruno Genesio en a fait un point d'ancrage de son projet. Sauf que 8 buts et 3 passes décisives en 22 matchs pour une première demi-saison, ça se remarque au-delà de nos frontières. La Juventus a déjà tâté le terrain cet hiver, et plusieurs cadors européens gardent un œil sur le numéro 9. À ce prix-là, tout dépendra de l'offre qui tombe sur le bureau de la direction.

Le timing, lui, n'a rien de tranquille. Il reste quelques jours à peine avant le passage devant la DNCG, avec des comptes à équilibrer et zéro place pour l'improvisation. Frank McCourt a posé le cadre sans trembler : pas de folie tant que les ventes ne sont pas bouclées. Autrement dit, le mercato OM version 2026 commencera par des départs, pas par des arrivées clinquantes.

On a déjà vu ce film. Chaque été, on nous promet une reconstruction saine, une gestion enfin sérieuse, et chaque été on retient notre souffle jusqu'au 31 août. Reste à voir si Lorenzi tiendra la ligne ou si, comme d'habitude, un coup de fil de dernière minute viendra tout chambouler.