Mercato OM : l'été des ventes pour éponger l'ardoise

On la connaît, la chanson. Chaque été, l'OM nous refait le même refrain : pour recruter, il faut d'abord vendre. Sauf que cette fois, la note est salée. Le club vise environ 80 millions d'euros de ventes pour équilibrer ses comptes, et la direction a déjà sorti sa liste.

Premier nom sur le tableau : Pierre-Emerick Aubameyang. Le Gabonais est en fin de cycle au Vélodrome, et le Genoa a dégainé le premier pour environ 1,5 million. Pas de quoi renflouer les caisses, mais surtout, plusieurs clubs turcs (Fenerbahçe, Besiktas, Trabzonspor) poussent pour récupérer l'attaquant. À son âge, une dernière pige lucrative du côté du Bosphore, ça s'est déjà vu.

Le vrai coup financier, il pourrait venir d'ailleurs. CJ Egan-Riley, arrivé pour trois fois rien, est aujourd'hui évalué autour de 10 millions. West Ham suit le défenseur américain de près et serait prêt à sortir le chéquier. Vendre un joueur qui n'a quasiment rien coûté pour dix patates, voilà exactement le genre d'opération que Lorenzi adore boucler. Une plus-value nette, pile ce qu'il faut pour faire respirer le bilan.

Derrière, la logique reste la même. Kondogbia et les gros salaires du vestiaire sont invités à trouver une porte de sortie. Lorenzi aurait identifié huit départs potentiels avant la fermeture du marché. Huit. On ne parle plus de dégraissage, on parle de grand ménage version canicule.

Le souci, c'est qu'à force de vendre pour équilibrer, on finit rarement par se renforcer. On a vu le film cent fois : les 80 millions rentrent, et au moment de recruter, il n'en reste plus grand-chose une fois les dettes épongées. Reste à savoir si, cette fois, la direction gardera un peu de marge pour offrir du renfort à Genesio, ou si l'été se résumera à faire les comptes.

En attendant, garde un œil sur le mercato OM et sur le classement Ligue 1 : c'est souvent là qu'on mesure, en septembre, si les ventes de juillet avaient un sens.