Mercato OM : 80 millions à vendre avant de rêver

Quatre-vingts millions. C'est le chiffre qui tourne en boucle du côté de la Commanderie, et ce n'est pas une ambition, c'est une obligation. Pour passer devant la DNCG et boucler son budget, l'OM doit vendre, et vendre gros, avant même de penser sérieusement à recruter.

On connaît la chanson par cœur. Chaque été, le club doit d'abord se délester pour respirer. Sauf que cette fois, la direction jure qu'elle ne bradera pas. Pas question de céder les joueurs dans l'urgence, à prix cassé, juste pour faire rentrer du cash le 30 août à 23h58. Le discours est clair : on négocie du temps avec le gendarme financier pour vendre au bon prix plutôt qu'au prix de la panique.

McCourt, de son côté, a fixé la ligne : l'argent des achats viendra des ventes, point. Le propriétaire américain, souvent critiqué pour sa distance, ne compte pas remettre la main à la poche sans contrepartie. Et pendant que Marseille serre les comptes, les concurrents avancent. Lyon recrute, Rennes aligne des gros chèques sur deux dossiers à 46 millions. De quoi agacer un supporter qui a l'impression de toujours jouer avec un boulet au pied.

Reste que cette rigueur, si elle est tenue, finit par avoir du sens. Le modèle d'avant, celui des pertes abyssales et des ventes panique, a assez duré. Vendre 80 millions sans se saborder sportivement, voilà le vrai défi de ce mercato OM, à surveiller autant que le classement Ligue 1. On verra bien si les paroles se transforment en actes, ou si, comme trop souvent, on nous ressort le couplet de la gestion saine pour tout lâcher à la dernière minute.