Mercato OM : Al-Saad accélère pour Aguerd
Quinze millions d'euros. C'est la somme qui peut nous faire perdre notre meilleur défenseur central, et au Qatar ils l'ont bien lu, ce contrat.
Al-Saad a accéléré ces derniers jours pour Nayef Aguerd, d'après Le Phocéen. Le club de Doha met sur la table des conditions salariales qu'aucune formation française ne peut approcher. Face à ça, l'OM temporise. Traduction : on ne dit pas non, on ne dit pas oui, on attend de voir si le chèque arrive vraiment.
Le problème, c'est cette clause libératoire à 15 millions. Elle existe, elle est activable, et elle change toute la discussion. Ce n'est plus la direction qui décide du sort d'Aguerd, c'est Aguerd. N'importe quel club qui pose la somme ouvre la porte, et selon Foot Marseille plusieurs équipes du Golfe et d'Arabie saoudite se sont déjà positionnées avec des propositions de salaire difficiles à refuser pour un joueur qui a passé la trentaine.
Sportivement, ce serait une perte sèche. Vingt-trois matchs, une note moyenne de 7,2, un but, une passe décisive, mais surtout une défense qui a enfin ressemblé à quelque chose. Gaucher, propre à la relance, méchant dans le duel, capable de gagner ses têtes sur corner : le genre de défenseur qu'on cherchait depuis des années sans jamais le trouver. Un demi-finaliste de Coupe du monde à 15 millions, en 2026, c'est presque une bonne affaire pour l'acheteur.
Grégory Lorenzi le sait. Laisser filer Aguerd maintenant, c'est rouvrir un chantier que Bruno Genesio pensait fermé avant même d'avoir dirigé son premier match officiel. Et l'été est déjà bien entamé : trouver un central du même calibre en quelques semaines, avec 15 millions en poche, bon courage. C'est tout le paradoxe de ce mercato OM, où l'on construit d'un côté ce qu'on risque de perdre de l'autre.
Reste que le club n'a pas vraiment la main. Si le joueur veut partir, il partira. On a juste le droit d'espérer que Doha traîne des pieds, et que la reprise du calendrier OM arrive avant que quelqu'un ne sorte le chéquier.