Medina rentre du Mondial avec une revanche en tête

Il y a un an, personne à Marseille n'aurait parié un centime là-dessus. Facundo Medina a joué une finale de Coupe du monde. Pas regardé de son canapé, joué. L'Argentin de l'OM était sur la pelouse pour le dernier match du Mondial 2026, entré en seconde période, au bout d'un tournoi où il s'est révélé comme l'une des vraies bonnes surprises de la sélection de son pays.

Sauf que l'Albiceleste est tombée en finale. Médaille d'argent autour du cou, la plus cruelle des breloques, celle qu'on regarde sans savoir si on doit être fier ou dégoûté. Medina, lui, a tranché : d'après Le Phocéen, il digère mal, très mal même, et il ne s'en cache pas. Pas de fausse consolation, pas de "on a fait un beau parcours". Juste une soif de revanche qu'il affiche déjà pour la suite. Le genre de mentalité qu'on aime bien, par ici.

Parce qu'il faut se rappeler d'où il vient, le gaucher. Arrivé en prêt de Lens l'été dernier, transféré définitivement pour 18 millions au 1er juillet, il n'était pas franchement annoncé comme la future star de la charnière. Fiable derrière, capable de dépanner sur le couloir gauche, du caractère à revendre : le voilà qui revient de la plus grande scène du foot mondial avec du vécu en plus et une frustration à convertir en énergie.

Et il n'était pas seul à porter le maillot argentin jusqu'au bout. Gerónimo Rulli, notre gardien, était lui aussi du voyage jusqu'en finale. Deux Marseillais dans le dernier carré planétaire, ça faisait un bail que ça ne nous était pas arrivé de vivre un truc pareil.

Maintenant, la vraie question, c'est le retour. Un joueur qui rentre lessivé d'un Mondial disputé jusqu'au bout, ça se gère. Genesio va devoir doser, laisser les jambes récupérer avant la reprise. Mais sur le plan de la tête, on ne se fait pas trop de souci : un mec qui digère aussi mal une défaite, c'est exactement le profil qu'on veut voir débarquer à la Commanderie. Allez, on y croit.