Mercato des Marseillaises : Sieber et la vague nantaise

On râle assez sur le mercato OM côté garçons pour ne pas saluer celui des filles. Chez les Marseillaises, ça bouge vraiment, et vite. Nouveau coach, Nicolas Chabot, et déjà une colonne vertébrale qui se dessine pour la saison 2026-2027.

Le gros morceau, c'est le poste de gardienne. Marseille officialise Marie-Morgane Sieber, 23 ans, internationale française passée par l'Alsace puis le SC Fribourg en Allemagne, et qui débarque de Guingamp avec 53 matchs d'Arkema Première Ligue au compteur. Une première convocation en équipe de France A en octobre 2024, ça pose une gardienne. Et comme si ça ne suffisait pas, la Canadienne Emily Burns, l'une des portières les plus solides du championnat, quitte Nantes en fin de contrat pour venir elle aussi. Deux gardiennes de haut niveau d'un coup, la concurrence promet d'être saignante.

La suite, c'est une vraie vague nantaise. Dans les valises de Chabot, plusieurs joueuses de Nantes suivent le mouvement : l'attaquante Louise Fleury et la défenseure Nelly Da Cruz Rodrigues, internationale portugaise qui connait déjà la maison puisqu'elle portait le maillot marseillais en 2022. Un retour aux sources pour elle, de l'expérience défensive pour le groupe.

Marseille ne se limite pas au marché nantais. La latérale portugaise Beatriz Fonseca, 27 ans, arrive libre du Sporting pour deux saisons. Un profil offensif capable de dépanner à plusieurs postes derrière, le genre de couteau suisse qui rend service sur une saison longue.

Ce qui frappe, c'est la cohérence. On ne prend pas des noms pour faire du bruit, on construit autour d'un coach et d'un axe fort : deux gardiennes, une défense remaniée, un peu de percussion devant. Les Marseillaises ont l'air d'avoir compris qu'une équipe féminine, ça se bâtit avec de vrais renforts, pas avec des bouts de ficelle.

Reste le plus dur, faire tourner tout ça ensemble. Sur le papier, l'effectif monte clairement en gamme. Sur le terrain, on jugera dès la reprise. Mais pour une fois, côté féminin, on a envie d'y croire sans se forcer.