Lorenzi au tribunal en septembre face à Nice
Il y a des dossiers qui se règlent sur le terrain, et d'autres devant un juge. Grégory Lorenzi, arrivé fin mai comme directeur sportif de l'OM, est attendu en septembre devant le tribunal du travail. En face, l'OGC Nice, qui n'a visiblement aucune intention de tourner la page.
Le reproche des Azuréens tient en une phrase : Lorenzi aurait pris un engagement au mois de mai, celui de rejoindre Nice si le club se maintenait en Ligue 1. Nice s'est maintenu. Lorenzi est parti à Marseille. Le club a donc assigné son ancien cadre pour rupture d'engagement, et d'après Le Phocéen, l'assignation vise aussi l'OM.
Côté Commanderie, on affiche la sérénité. Ce qui, à Marseille, veut dire à peu près tout et son contraire, mais le club estime avoir agi dans les règles. Un accord verbal, aussi ferme soit-il dans la tête de celui qui l'a reçu, n'a pas la même valeur qu'un contrat signé. C'est précisément ce que les prud'hommes vont devoir trancher.
Ce genre d'histoire, on l'a déjà vue passer une dizaine de fois. Un dirigeant courtisé, deux clubs, une poignée de main et une mémoire sélective des deux côtés. Ce qui change ici, c'est le timing. La procédure tombe en plein démarrage de saison, au moment où Lorenzi doit boucler un mercato chargé, entre le départ de Greenwood, le casse-tête Kondogbia et un effectif à recomposer.
Rien qui l'empêche de travailler, techniquement. Une audience prud'homale n'a jamais suspendu personne de ses fonctions, et Lorenzi sera bien présenté officiellement mercredi aux côtés de Bruno Génesio. Mais c'est une épine de plus dans un été qui n'en manquait pas, et un feuilleton qui va traîner jusqu'à l'automne pendant que l'équipe attaque son calendrier.
Si Nice obtient gain de cause, il ne s'agira pas d'un retour en arrière mais d'un chèque. Reste à savoir combien, et qui le signe. On verra bien en septembre.