Lorenzi : Nice attaque notre DS en justice

On l'attendait vendredi pour la photo officielle, survetement bleu et blanc et sourire de circonstance. On le retrouve d'abord au tribunal. Grégory Lorenzi, le futur directeur sportif de l'OM, n'a pas encore posé ses valises à la Commanderie que son ancien club lui tombe déjà dessus.

Maurice Cohen, le président de l'OGC Nice, a vidé son sac ce mercredi en conférence de rentrée. Son club assigne Lorenzi devant la justice. Le motif ? Un contrat signé chez les Aiglons, puis un revirement pour filer à Marseille. « Le club veut se faire respecter, on ne nous fait pas de cadeaux », a lâché Cohen, avant d'annoncer une première audience programmée en septembre. « Il avait signé son contrat et il a changé d'avis. On a décidé de l'assigner au tribunal. » Voilà pour l'ambiance.

Ce qui est savoureux, c'est le contexte niçois. Avant Lorenzi, Cohen voulait Geoffrey Moncada, qui a finalement renoncé pour des raisons personnelles. Puis Lorenzi, donc, qui a dit oui avant de dire non. Résultat, le président a bricolé dans l'urgence en confiant la direction sportive à Roger Ricort, un vieux de la vieille qu'il connaît par cœur. « Il n'y a pas une feuille de papier qui nous sépare », a-t-il glissé, façon de rappeler que Lorenzi, lui, avait signé la fameuse feuille.

Un dossier qui tombe au pire moment

Du côté marseillais, on aurait aimé démarrer l'ère Genesio-Lorenzi sur autre chose qu'une convocation au tribunal. Le nouveau tandem doit justement être présenté vendredi 10 juillet, et le mercato OM s'annonce déjà chargé, entre les besoins au poste de gardien et les dossiers chauds de l'été. Se coltiner une procédure en parallèle, ce n'est pas l'idéal pour bosser tranquille.

Sur le fond, un directeur sportif qui se rétracte après avoir signé, ça arrive plus souvent qu'on ne le croit dans le foot. Reste la forme, et l'affichage. Nice veut faire un exemple, envoyer un message. Marseille récupère un dirigeant motivé mais avec un caillou dans la chaussure dès le premier jour.

Nous, franchement, on a connu pire comme feuilleton d'intersaison. Un DS qu'on nous conteste avant même qu'il ait recruté un seul joueur, c'est presque rassurant : au moins, on le voulait vraiment. Reste à savoir ce que dira le tribunal en septembre, et surtout si Lorenzi aura la tête au boulot pendant que Nice lui cherche des noises.