Lorenzi : Greenwood, Benatia et la strategie mercato
Gregory Lorenzi a pris la parole, et il n'a pas botte en touche. Le nouveau patron sportif a pose cartes sur table sur les gros dossiers du moment, et il y a de quoi dire.
D'abord Greenwood. Le desormais ex-Marseillais file a Fenerbahce pour 39 millions, et Lorenzi a tenu a etre clair : ce n'est pas un choix du club. C'est le joueur qui a voulu partir, le marche a fait le reste en fixant le prix. Maniere elegante de dire qu'on ne l'a pas pousse dehors, mais qu'on ne s'est pas couche non plus. Trente-neuf millions pour un talent aussi fou qu'irregulier, a Marseille on a connu pire comme vente.
Ensuite Benatia. Officiellement parti de la direction sportive, l'ancien defenseur reste dans les parages. A la demande de Frank McCourt, il continue de filer un coup de main en coulisses, son carnet d'adresses servant surtout a boucler les departs. Lorenzi, lui, se concentre sur le projet a long terme. Deux hommes, deux roles, et un equilibre qui interroge autant qu'il rassure.
Parce que le vrai sujet, c'est le cahier des charges. McCourt a fixe la regle : on vend d'abord, on recrute ensuite. Et pas qu'un peu. Il faudrait generer 80 millions de ventes d'ici juin 2027 pour tenir le plan budgetaire, avec une masse salariale a maintenir sous les 100 millions. Les candidats au depart ne manquent pas, d'Aubameyang aux joueurs courtises a l'etranger.
On a deja vu ce film a Marseille. Les grands discours sur la rigueur financiere, les promesses de projet coherent, les ventes presentees comme des opportunites. Reste a voir si cette fois la methode tient la route, ou si on retombe dans le grand ecart habituel entre les ambitions affichees et les moyens reels. Le mercato OM de cet ete nous dira vite de quel bois Lorenzi est fait.
Une chose est sure : entre un Benatia a moitie dans l'ombre et un objectif de 80 millions de ventes, la saison des dirigeants s'annonce aussi chargee que celle des joueurs.