Greenwood : Fener ou l'Atlético, le money time

On savait que ça finirait comme ça. Un été, un gros chèque, et notre meilleur joueur qui regarde déjà ailleurs. Mason Greenwood pensait reprendre l'entraînement avec nous cette semaine. Il passe finalement ses journées au téléphone, pendant que deux clubs se disputent sa signature.

Le décor est planté. Fenerbahçe d'un côté, l'Atlético Madrid de l'autre. Le Fener a posé 40 millions plus bonus sur la table, avec un contrat de quatre ans qui donne le vertige (on parle de 7 à 8 millions nets par an, presque le double de ce qu'il touchait chez nous). L'Atlético a répondu avec 45 millions plus 5 de bonus. Sur le papier, Madrid met plus. Dans les faits, c'est plus tordu.

Parce que l'offre madrilène doit encaisser les commissions d'agent et surtout l'intéressement du joueur. Une clause signée à l'été 2024 promet à Greenwood 8,5% du montant de sa prochaine vente. Pour filer à l'Atlético, il serait prêt à renoncer à cette prime. Pour le Fener aussi. Du coup le duel se joue à la marge, sur des histoires de fiscalité et de confort.

Et nous dans tout ça ? On pousse. Question mercato OM, Greenwood reste notre plus grosse vente potentielle de l'été, et Marseille veut faire monter le Fener vers les 50 millions. Le hic, c'est Manchester United, qui garde 40% sur la revente. Des bruits parlent de tentatives pour ramener cette part à 30 ou 35%. Rien de garanti.

Le plus savoureux, c'est le désaccord dans le clan Greenwood. Le joueur, lui, préfère Madrid. La Liga, la Ligue des champions, un vrai projet sportif. Son père et son avocat regardent la colonne des chiffres et penchent pour Istanbul. Le talent veut jouer, l'entourage veut encaisser. Vieille histoire.

Seize buts la saison dernière, sept passes décisives, et cette nonchalance qui rendait fous autant les défenseurs adverses que nous quand il oubliait de presser. On l'aura gardé un an de plus que prévu, c'est déjà ça. La Roma a d'ailleurs déjà quatre noms sur sa liste pour l'après-Greenwood, preuve que tout le monde a compris que le dossier était plié.

Verdict attendu dans les 24 à 48 heures. On connaît la chanson. Un joueur qu'on a fait grandir, un club étranger qui rafle la mise, et nous qui comptons les millions en espérant bien les réinvestir. Allez, on verra qui de Fener ou de l'Atlético l'emporte. Nous, on a déjà perdu le joueur.