Greenwood à Fenerbahçe : on perd le buteur

On savait que ça finirait par arriver. Un talent pareil dans un maillot de l'OM, ça ne dure jamais bien longtemps. Cette fois c'est acté : Mason Greenwood file à Fenerbahçe, quatre ans de contrat et un salaire de 10 millions nets par saison. Istanbul plutôt que l'Atlético Madrid, qui proposait pourtant un vrai projet sportif. Le portefeuille a parlé plus fort que le terrain.

Le club turc a lâché 39 millions. Sur le papier, joli chèque. Dans les faits, c'est plus compliqué. Manchester United avait gardé un pourcentage à la revente, et après reversement l'OM n'encaisse qu'environ 60% de la somme, autour de 23 millions. Quand on rappelle qu'on avait mis plus de 35 millions sur la table pour l'attraper (les 23,6 du transfert initial, les bonus, les 10% rachetés en 2025), le calcul pique un peu. On a fait jouer un crack pendant deux ans et on finit à perte. Bienvenue à la maison.

Reste ce qu'il a laissé sur la pelouse, et là personne ne discute. 48 buts en 81 matchs sous nos couleurs. Deux saisons à porter l'attaque à bout de bras, des soirs de génie pur, cette gauche qui se déclenche sans prévenir. On a râlé sur sa nonchalance, sur les matchs où il disparaissait, sur ce pressing qu'il oubliait de faire. Mais des buteurs de ce calibre, on n'en croise pas tous les étés au Vélodrome.

Maintenant il faut remplacer. Pas juste combler une case sur la feuille de match : retrouver un mec capable de mettre 15 buts sans transpirer. Bon courage à Lorenzi, parce que 23 millions en poche et un secteur offensif à reconstruire, ça ne fait pas des miracles. On connaît la chanson du mercato OM, on l'a trop souvent entendue. Allez, merci Mason, et bonne route.