Greenwood-Fenerbahçe : accord proche, le prix coince
On le sentait venir depuis des semaines, et voilà que ça s'accélère. Mason Greenwood a donné son accord à Fenerbahçe. L'Anglais a dit oui aux Turcs sur les termes de son contrat, un bail longue durée assorti d'un salaire qui grimpe autour de 11 millions par an d'après la presse stambouliote. De son côté, il s'est présenté à la reprise de l'entraînement lundi comme si de rien n'était. Le pro jusqu'au bout.
Reste le nerf de la guerre : le prix. Et là, on connaît la maison. Fenerbahçe a d'abord poussé son offre à une trentaine de millions, bonus compris. Insuffisant. Pablo Longoria et le mercato OM visent plutôt 50 à 55 millions, pas un centime de moins. Le club turc a fini par monter autour de 45 millions plus bonus, et l'écart se réduit. Son directeur sportif a même fait le déplacement à Marseille pour négocier en direct.
Pourquoi cette fermeté ? Une ligne dans le contrat signé en 2024 : Manchester United a gardé un pourcentage sur la plus-value, de l'ordre de 40 %. Autrement dit, sur chaque million encaissé, une grosse part file vers l'Angleterre. Pour que l'opération reste juteuse, l'OM doit vendre haut. Rien d'étonnant qu'on ne brade pas.
Il faut rappeler qu'on parle de notre meilleur atout offensif. 16 buts et 7 passes décisives en 32 matchs sur la saison, une note qui tutoie les sommets. Mason Greenwood, c'est le talent brut qui a choisi Marseille pour se relancer, et qui a tenu parole sur le terrain. Le voir partir après deux saisons, ça pince, même si on savait tous que la Premier League ou un gros chèque finiraient par sonner à la porte.
Fenerbahçe l'attend dès ce week-end en Autriche pour son stage de préparation. La Roma et l'Atlético ont regardé le dossier, mais le joueur a tranché : ce sera Istanbul si les clubs s'entendent. On n'y est pas encore, un transfert n'est jamais bouclé tant que les deux présidents n'ont pas signé. Le vent a quand même tourné.
Reste à savoir si Longoria tiendra sa ligne jusqu'au bout, ou si l'appel du chèque turc finira par faire plier tout le monde. À l'OM, on a appris à ne jamais vendre la peau du transfert avant de l'avoir encaissée.