Greenwood : la course à quatre s'emballe

On commençait à se dire qu'on le garderait peut-être une saison de plus. Erreur. Un attaquant qui te met 16 buts et lâche 7 passes dans l'année, ça ne reste pas planqué bien longtemps quand la moitié de l'Europe se met à saliver dessus.

Mason Greenwood est devenu le feuilleton de notre été, et il prend des allures de course à quatre. Fenerbahçe, la Roma, la Juventus, tout le monde s'y met. D'après la presse italienne et turque, le club stambouliote a sorti l'artillerie : une offre montée autour de 40 millions d'euros et un salaire net entre 7 et 8 millions par saison. De quoi faire tourner la tête à n'importe qui.

La Roma, elle, tournait autour de 35 à 45 millions, mais son offre initiale a été jugée bien trop légère du côté de la direction. Et pendant que les Romains discutaient, la Juventus a débarqué dans le dossier pour compliquer encore l'équation. Bianconeri contre Giallorossi, avec les Turcs qui poussent le plus fort : voilà où on en est.

Le plus troublant, c'est cette histoire d'accord personnel. Greenwood se serait déjà entendu avec Fenerbahçe sur les termes de son contrat. Et le 4 juillet, deux membres du comité football du club turc auraient fait le déplacement en France pour tenter de boucler l'affaire. Quand des dirigeants prennent l'avion, c'est rarement pour visiter le Vieux-Port.

Alors on fait quoi, nous ? On encaisse. Parce qu'à 40 millions pour un joueur récupéré dans les conditions qu'on connaît, la plus-value est indécente. Financièrement, c'est le genre de vente qui règle la moitié d'un mercato OM à lui tout seul. Sportivement, c'est une autre histoire. Perdre notre meilleur buteur, celui qui débloquait les matchs fermés d'un coup de reins ou d'une frappe enroulée, ça va laisser un trou.

On connaît la chanson, remarque. On a vu partir Papin, Waddle, Drogba, Payet (deux fois). Personne n'est éternel au Vélodrome, surtout pas les talents qui brillent trop fort. Reste à savoir si Marseille tiendra son prix jusqu'au bout, ou si l'un des trois prétendants finira par rafler la mise avant la fin du mois.