Greenwood, le grand ecart entre Istanbul et Madrid

On savait que ca finirait comme ca. Un joueur de ce calibre sous le maillot bleu et blanc, ca ne reste jamais bien longtemps chez nous, on a assez souffert pour l'avoir compris. Cette fois, le dossier avance vite. D'apres Le Phoceen, deux clubs ont trouve un accord avec l'OM pour Mason Greenwood. Maintenant, c'est a l'Anglais de choisir.

Premier pretendant, Fenerbahce. Les Turcs ont degaine une derniere offre, et les chiffres qui circulent tournent autour de 40 a 50 millions d'euros. Un dirigeant stambouliote a meme confirme a demi-mot que le transfert tenait la corde. En face, l'Atletico Madrid n'a rien lache. La Liga, un club habitue a la Ligue des Champions, l'argument sportif pese lourd dans la balance.

Et comme dans tout bon feuilleton marseillais, il y a le grain de sable. Le pere de Greenwood, qui joue aussi les agents, fait monter les encheres en coulisses. Rien de nouveau sous le soleil du mercato, mais ca complique la lecture du dossier. Certains supporters commencent deja a parler d'une vente au rabais, a se demander si 45 millions pour un buteur de cette trempe, c'est bien raisonnable. Le debat est lance, et il n'est pas pres de se refermer.

Reste la question qui fache: qu'est-ce que l'OM fait de cet argent ? Parce que vendre Greenwood, c'est se priver de son meilleur atout offensif, celui qui deblocait les matchs fermes a lui tout seul. Sur le papier, une telle somme donne des marges de manoeuvre bienvenues pour boucler le reste du mercato OM. Sur le terrain, il faudra le remplacer, et ca, l'histoire recente nous a appris a rester prudents avant de crier au coup de genie.

Alors on attend. On attend que le joueur tranche entre le Bosphore et le Manzanares, on attend de voir combien atterrit vraiment dans les caisses, et surtout on attend de savoir qui debarque derriere. Parce qu'un depart a 45 millions sans plan de remplacement, on connait la chanson, et elle finit rarement bien. On verra bien si, cette fois, la direction a prepare le coup d'apres.