Mercato OM : les cibles de Genesio pour rebatir
On attendait de voir a quoi ressemblerait la patte Genesio sur ce mercato. On commence a avoir des reponses, et elles disent une chose simple : le nouveau coach veut du concret, pas des paris.
En defense, un nom revient avec insistance : Jean-Clair Todibo. Le Francais, en delicatesse du cote de West Ham et pas emballe a l'idee de prolonger l'aventure en Championship, coche des cases que la charniere marseillaise reclame depuis un moment. Du physique, de la vitesse, l'habitude du haut niveau. Si l'operation est jouable financierement, il y a un coup a tenter.
Devant, Bruno Genesio pioche dans ce qu'il connait. Martin Terrier, qu'il a fait eclore a Rennes, figurerait tout en haut de la short-list. L'ailier de Leverkusen, parti pour 25 millions il y a deux etes, connait la methode du bonhomme par coeur. Sur le papier, l'association fait envie. Reste le prix, et la concurrence, parce qu'un joueur de ce calibre ne se libere pas sur un claquement de doigts.
Autre piste offensive glissee dans les tuyaux : Albert Gudmundsson. L'international islandais, passe par la Serie A, plait pour sa capacite a jouer entre les lignes. Rien de concret pour l'instant, juste des renseignements pris. On connait la musique : la moitie de ces noms finiront ailleurs, l'autre moitie on n'en entendra plus parler dans quinze jours.
Ce qui change, cette fois, c'est la logique derriere. Genesio n'est pas la pour faire rever le Velodrome un soir de mercato avec un nom clinquant. Il avance en silence, avec une idee precise du profil qu'il veut a chaque poste, et une contrainte qu'on ne peut pas ignorer : la masse salariale a degraisser, les finances a tenir sages. Le pari de la raison plutot que celui de la passion.
A Marseille, on juge sur deux choses : les resultats et les frissons. Todibo, Terrier, Gudmundsson, sur le papier, ca envoie un message clair sur le premier point. Pour les frissons, on demande a voir. En attendant, ce mercato OM demarre avec des vraies pistes plutot que des fantasmes, et rien que ca, ca nous change.
Reste a savoir combien de ces dossiers passeront de la rumeur au contrat. On a connu assez d'etes a rallonge pour ne pas s'emballer trop vite.