El Bilal Touré, l'OM relance la piste
Après Todibo pour la défense, voilà le nom du jour pour l'attaque : El Bilal Touré. L'international malien est rentré à l'Atalanta après deux prêts consécutifs, à Stuttgart puis à Besiktas, et il est très clairement invité à trouver la sortie. Marseille en a profité pour relancer un dossier déjà évoqué à la mi-juillet.
Le bilan turc plaide pour lui : 9 buts et 4 passes décisives en 28 matchs avec Besiktas, dans un championnat qui n'est pas un jardin d'enfants. À 24 ans, avec un profil de pivot capable de jouer dos au but comme d'attaquer la profondeur, il correspond assez bien à ce qui manque devant. Neal Maupay fait le boulot, mais tout miser sur lui pour une saison à trois compétitions, c'est jouer avec le feu.
Le prix, maintenant. Et là, ça dépend de qui parle. On évoque une opération autour de 13 millions d'euros, quand l'Atalanta en réclame plutôt 18. Sa valeur de marché tourne autour de 15. Marseille, fidèle à sa ligne de conduite de l'été, pousse pour un prêt avec option d'achat plutôt que pour un chèque sec. On connaît la chanson, on l'a déjà entendue trois fois ce mois-ci.
Le vrai souci, c'est la file d'attente. Fenerbahçe est chaud, Fulham aurait pris une longueur d'avance, et derrière il y a Cagliari, Villarreal, Galatasaray, le Paris FC, Como, West Ham, Wolverhampton. Quand un attaquant à 15 millions attire la moitié de l'Europe, ce n'est jamais bon signe pour un club obligé de vendre avant d'acheter. Le mercato OM fonctionne à l'envers depuis le 1er juillet : on identifie, on négocie, on attend un départ, on regarde le joueur signer ailleurs.
Reste que le besoin ne se discute pas. Le système de Bruno Genesio réclame un point d'appui costaud devant, et l'effectif actuel n'en compte pas des dizaines. Touré n'est pas un rêve de gosse, c'est un pari raisonnable à un prix supportable. Encore faudrait-il pouvoir le poser, ce prix.