CEPAC Velodrome : le stade change de nom

On a connu l'Orange Vélodrome pendant dix ans. Va falloir s'habituer au CEPAC Vélodrome. Depuis le 2 juillet, le stade porte le nom de la Caisse d'Épargne Provence Alpes Corse, cette banque marseillaise qui traîne avec l'OM depuis quarante ans.

Le timing n'est pas innocent. Stéphane Richard, tout juste arrivé à la présidence, a passé son mois de juin à expliquer à l'UEFA et à la DNCG comment il comptait remplir les caisses. Alors quand Orange plie bagage après une décennie, réussir à lui trouver un successeur sans laisser le fronton du stade orphelin, c'est déjà une victoire administrative...

Le contrat court sur sept ans et rapporte davantage que les 2,45 millions annuels versés par Orange. Pas de quoi régler tous les soucis d'un club en plein redressement, mais Richard parle d'un montant significatif, et surtout d'un signal. Celui d'une institution locale qui reste au chevet du club quand ça tangue.

Christine Fabresse, la patronne de la CEPAC, résume la relation comme un long mariage. Quarante ans, le soutien à la création de l'équipe féminine au passage, le logo à l'écureuil sur les maillots des Marseillaises... la banque n'a rien d'un sponsor de passage débarqué pour le prestige.

Il y a une ironie savoureuse dans l'affaire. Richard, celui qui signe aujourd'hui la fin d'Orange sur le stade, c'est le même qui avait négocié le naming Orange il y a dix ans, quand il dirigeait l'opérateur. La boucle est bouclée.

Reste que les Marseillais, eux, continueront de dire le Vélodrome, tout court. Comme toujours. Le partenaire change, le nom sur les papiers officiels change, mais dans la bouche des gens du virage, ça restera le Vélodrome. Richard le sait très bien, il l'a même reconnu de lui-même.

Le nouvel habillage sera en place pour la reprise du championnat en août, histoire d'accueillir le premier match de la saison sous ses nouvelles lettres (jetez un oeil au calendrier OM pour la date exacte). Sur le fond, ce naming ne transforme pas l'OM en machine à cash. Le club attend surtout ses ventes cet été pour respirer côté mercato OM, et les droits TV restent le vrai boulet du foot français. Mais dans un été où tout paraît compliqué, une bonne nouvelle bancable, ça ne se refuse pas.