Aubameyang, le deuxième adieu
Deux passages, deux au revoir. On pensait peut-être le garder encore un peu, Pierre-Emerick Aubameyang. Raté. Le voilà qui boucle ses valises pour rejoindre l'Espagne, et forcément, ça pince un peu.
On l'avait accueilli avec des sourires en coin, l'air de dire qu'à son âge, on n'attend plus des miracles. Il nous a fait taire. Un buteur dans la surface, un vestiaire qui respire, cette manière bien à lui de célébrer et de tirer tout le monde vers le haut. Le genre de joueur dont on réalise la valeur surtout quand il n'est plus là.
Deux fois il aura porté nos couleurs, deux fois il aura fallu lui dire au revoir. La première fois, on s'était consolés en se disant qu'il reviendrait peut-être. Il est revenu. Cette fois, on n'est pas dupes : à cet âge, un tel départ ressemble fort à un dernier tour de piste loin de la Canebière.
Et puis à l'OM, on connaît la chanson. Les grands noms passent, les caisses commandent, le mercato OM fait le reste. Ce n'est pas la première fois qu'on dit adieu à un buteur qu'on aimait bien, ce ne sera pas la dernière. On a survécu à pire, on survivra à ça aussi.
Reste la vraie question, celle qui fâche : qui met le ballon au fond maintenant ? La saison arrive vite, le calendrier OM ne fait pas de cadeaux, et un vestiaire sans finisseur de ce calibre, ça ne se remplace pas d'un claquement de doigts.
Alors merci pour les buts, merci pour le sourire. Et bonne route en Espagne, l'artiste. On verra bien qui saura faire oublier le numéro que tu portais.