Aubameyang quitte l'OM pour le Deportivo
On savait que ça finirait par arriver, mais ça pique quand même. Pierre-Emerick Aubameyang plie bagage. À 37 ans, le Gabonais s'en va au Deportivo La Corogne, tout juste promu, avec un contrat jusqu'en 2028. Un an après son retour au bercail, le buteur referme la porte du Vélodrome.
Deux saisons chez nous, deux ambiances. La première, flamboyante, des pions à la pelle et des soirées européennes qu'on garde au chaud. La deuxième, plus feutrée, celle du vétéran qui range son ego pour faire tourner le collectif. Cette année encore, il a mis sa patte : 10 buts, 5 passes, une présence dans la surface que peu d'attaquants du championnat peuvent revendiquer. Quand le ballon traînait dans les six mètres, l'instinct reprenait toujours le dessus.
Alors pourquoi le laisser filer ? La réponse tient en trois lettres qu'on connaît trop bien : la thune. Privé des revenus de la Ligue des champions la saison prochaine (on jouera la Ligue Europa, faut pas l'oublier), le club doit alléger une masse salariale sous surveillance de la DNCG. Le salaire d'Auba pesait lourd. La direction a fixé un prix de sortie plancher, autour d'1,5 million, histoire d'accélérer le mouvement et de libérer plusieurs millions par an. Comptable, froid, marseillais jusqu'au bout.
Ce qui fait mal, c'est qu'il paraît que Bruno Genesio, lui, l'aurait bien gardé. Un point d'expérience dans un vestiaire en pleine reconstruction, ça ne se remplace pas d'un claquement de doigts. Mais les impératifs financiers ont eu le dernier mot, comme souvent chez nous.
Le joueur, lui, a fait un choix qui lui ressemble. On raconte qu'il a recalé une offre turque plus juteuse pour retrouver l'Espagne, ce pays où il avait connu Barcelone. Pas l'appât du gros chèque, mais l'envie d'un projet, d'un club qui remonte de loin et qui rêve à nouveau. À La Corogne, on l'accueille comme une star. Difficile de lui en vouloir.
Reste ce goût bizarre dans la bouche. Aubameyang, au Vélodrome, c'était un kif de gamin à chaque célébration, ce sourire qui illuminait les soirs de doute. On aurait aimé le garder encore un peu, pour l'histoire, pour le folklore. Mais à l'OM, on a appris depuis longtemps que personne n'est éternel.
Merci pour les buts, Auba. Et bonne route en Galice.
Maintenant, la vraie question : qui pour marquer les buts cette saison ? Le mercato OM va devoir répondre vite, parce que le calendrier OM n'attendra pas.