Affaire Lorenzi : Nice vise aussi l'OM au tribunal

On pensait le dossier réglé le jour où Grégory Lorenzi a posé ses valises à la Commanderie. Visiblement, Nice n'a pas la même lecture du calendrier.

Petit rappel pour ceux qui débarquent. Le directeur sportif avait signé un CDI avec l'OGC Nice, prise de fonctions prévue au 1er juillet. Sauf que Lorenzi a changé d'avis en route et filé à l'OM en plein mercato. Sur la Côte d'Azur, on a moyennement apprécié.

Résultat, le président niçois Maurice Cohen est monté au créneau en conférence de presse. Son message tenait en une phrase : le club veut se faire respecter, un contrat signé reste un contrat signé, et l'affaire ira devant le conseil de prud'hommes. Première audience calée en septembre. À ce stade, Nice n'a pas chiffré ses demandes, mais d'après La Provence, une compensation financière est sur la table si la justice tranche en sa faveur.

Le twist, c'est que Nice ne se contente pas de viser Lorenzi. Le club azuréen élargit sa procédure à l'OM directement, coupable à ses yeux d'avoir accueilli un dirigeant déjà engagé ailleurs. Traduction : si Nice gagne, ce n'est pas seulement Lorenzi qui pourrait sortir le chéquier.

Alors, faut-il s'inquiéter ? En interne comme à la direction, on affiche une sérénité de façade. Pas de communiqué officiel, pas de fébrilité. Le genre de dossier qu'on préfère laisser aux avocats pendant qu'on gère l'effectif et le calendrier de reprise.

On connaît la chanson, cela dit. À l'OM, les histoires de coulisses ont une fâcheuse tendance à s'éterniser et à ressortir au pire moment. Un débauchage contesté, une audience qui traîne, des sommes qui gonflent : on a déjà vu ce film, et il finit rarement en deux minutes.

Reste à voir ce que donnera septembre. Si Nice campe sur ses positions et que le dossier prend de l'ampleur, ce feuilleton pourrait s'inviter dans notre rentrée. En attendant, Lorenzi bosse, l'OM temporise, et Nice affûte ses arguments.