Le 30 juin, c'est le jour des comptes. Pendant qu'on guette les arrivées clinquantes et qu'on rêve d'un buteur à 30 patates, six gars qu'on avait expédiés ailleurs rappliquent à la Commanderie, valise à la main et sourire un peu gêné. Les prêts expirent, et ceux qu'on n'a pas réussi à vendre reviennent à l'envoyeur. Nous.
Dans le lot, des têtes qu'on connaît bien. Amine Harit rentre de son prêt à Başakşehir, lui qui a tellement fait l'aller-retour entre Marseille et les bancs étrangers qu'il pourrait avoir sa place de parking attitrée. Neal Maupay revient de Séville, six mois après y être parti en janvier. Angel Gomes refait surface après un passage express à Wolverhampton. Faris Moumbagna est lâché par la Cremonese, Ulisses Garcia par Sassuolo, Bamo Meïté par Lorient. Six fins de prêt, six contrats toujours valides, six salaires sur la fiche de paie.
Voilà le revers de la stratégie maison. Tu prêtes pour dégraisser, pour faire de la place et alléger la masse salariale, sauf que le prêt n'est pas une vente. Quand l'option d'achat ne tombe pas, le joueur te revient comme un boomerang, et il faut tout recommencer. La direction va passer l'été à chercher des portes de sortie pour des mecs qui n'entrent pas dans les plans de Genesio. Bon courage.
De l'autre côté, le ménage continue dans le sens inverse. Timothy Weah repart à la Juve, Facundo Medina rentre à Lens, leurs prêts à eux se terminent aussi. Le mercato OM version 2026, c'est ce flux permanent de gens qui partent et reviennent, parfois les mêmes dans la même saison. On finit par ne plus savoir qui est sous contrat. Allez, on compte les survivants à la reprise.