Seizieme. Sur dix-huit. Disons-le franchement, la campagne européenne de l'OM en Ligue des Champions n'a pas fait rever grand monde dans les travees du Vélodrome. Et pourtant, au moment de faire les comptes, on se frotte les yeux : environ 53 millions d'euros tombés dans les caisses. Comme quoi, à ce niveau, même quand on rame, ça paie.
D'où sort cette somme ? Le mécanisme UEFA n'a rien de magique, juste plusieurs robinets ouverts en même temps. La prime de participation, d'abord : 18,62 millions, garantie rien que pour avoir décroché son billet. Ensuite les résultats sportifs, et là c'est plus maigre : trois victoires en phase de ligue, soit 6,3 millions. On aurait aimé en mettre quelques-unes de plus, forcément. S'ajoutent 4,8 millions liés au coefficient historique du club, puis 5,7 millions pour le classement final. Rien de fou jusqu'ici.
Le gros morceau, c'est le marketpool. Ce mécanisme adossé aux droits télé français rapporte à lui seul 19,6 millions. Traduction : le poids du marché hexagonal pèse plus lourd que nos performances sur le terrain. Un peu vexant pour l'orgueil marseillais, mais quand on voit le résultat sur le bilan, on ne va pas faire la fine bouche.
Avec ce total, l'OM se classe deuxième club français aux revenus européens, derrière le PSG (82 millions) et devant Monaco (55 millions, eux pour une vraie qualification en phase finale). On encaisse presque autant que l'ASM en ayant fait moins bien sportivement. Bienvenue dans la logique comptable de la C1 moderne.