L'ouverture du mercato, à Marseille, c'était toujours la promesse d'un été agité, le téléphone qui chauffe, les noms qui fuitent, le rêve qui repart. Cette fois, l'ambiance est différente. La direction avance à pas comptés, et pour une bonne raison : l'OM ne peut tout simplement plus recruter comme avant. Le chéquier reste au tiroir, et ce n'est pas un caprice, c'est une nécessité.
Souviens-toi du logiciel des dernières saisons. Sous l'ère Longoria, épaulé par Medhi Benatia, on a vu débarquer du beau monde et signé des chèques qu'on n'avait plus l'habitude de voir au Vélodrome. Igor Paixao, Nayef Aguerd et quelques autres ont coûté cher, avec une idée derrière la tête : réduire l'écart avec le PSG, vite. Sauf que tout ce bel édifice reposait sur un pari risqué, la Ligue des champions comme rente quasi obligatoire. Tant que les résultats suivent, le système tient. Quand ils décrochent, tout vacille.
Et ils ont décroché. Cinquième de Ligue 1, le trio Longoria-Benatia-De Zerbi parti, l'OM se réveille avec une qualification européenne mais privé des dizaines de millions qu'aurait rapportés la C1. Au pire moment, parce que derrière, les comptes doivent convaincre du monde.
D'abord l'UEFA. Le dossier marseillais est passé devant la commission de contrôle financier le 2 juin, sans verdict pour l'instant. En cause, l'accord de 2022 censé ramener le club vers l'équilibre, des objectifs qui n'auraient pas été tenus, et un sursis qui pourrait sauter. Au pire scénario, l'OM risque l'exclusion de la prochaine Ligue Europa. Une hypothèse extrême, mais réelle, qui explique pourquoi personne ne se précipite. Et comme si ça ne suffisait pas, il y a le rendez-vous devant la DNCG, attendu autour du 18 juin. Là aussi, il faudra montrer patte blanche.