On la connaît, la musique. Chaque été, le même rendez-vous : le passage devant la DNCG, ce gendarme financier du foot français qui regarde les comptes avant de laisser jouer. Et cette année encore, d'après les infos qui circulent du côté du Phocéen, l'OM arriverait devant le tribunal avec une obligation pas franchement réjouissante : vendre.
Le raisonnement est simple, même s'il fait mal. Un mercato ambitieux, ça se paie. Les recrues arrivées ces derniers étés ont coûté cher, en indemnités comme en salaires, et les caisses ne se remplissent pas toutes seules. Pour présenter un budget tenable, il faudrait dégager des liquidités. Traduction : sortir des joueurs, et pas forcément les moins importants.
C'est là que ça pique. Quand un club doit vendre pour passer la commission, il ne brade pas ses bouts de banc. Ce sont souvent des cadres qui se retrouvent sur la liste, ceux qui ont une vraie valeur marchande et qui peuvent rapporter gros. On a déjà vu ce film à Marseille, et il finit rarement par un sourire pour le supporter qui s'était attaché à tel ou tel joueur.
Le calendrier n'aide pas. La fenêtre de mercato tout juste ouverte, le club doit composer entre la pression de la DNCG, qui veut des comptes propres tout de suite, et la volonté de ne pas affaiblir une équipe qui a fini la saison dans la course en Ligue 1. Vendre trop, trop vite, et brader sous la contrainte : le risque est réel.