On en parlait hier, de ce goût d'inachevé qu'Iliman Ndiaye traîne depuis son départ. Il vient d'en rajouter une couche, et cette fois ce n'est plus seulement un regret qui s'exprime, c'est une porte qu'on laisse grande ouverte. "L'histoire n'est pas du tout finie avec l'OM", a lâché le Sénégalais. Venant d'un joueur qui, il y a quelques jours encore, expliquait que personne n'avait vraiment voulu le retenir, le message a de quoi faire tilter.
Petit rappel pour ceux qui débarquent. Ndiaye avait quitté Marseille pour l'Angleterre, direction Everton, avec ce sentiment d'avoir été poussé vers la sortie plus que réellement accompagné. Le genre de départ qui laisse des traces. Sauf que le bonhomme a manifestement digéré l'amertume, et qu'il regarde maintenant l'aventure phocéenne avec autre chose que de la rancune.
Ce qui change aujourd'hui, c'est la lucidité. Ndiaye reconnaît lui-même que deux saisons de plus en Premier League l'aideraient à revenir mieux armé. Traduction : il pense déjà au retour, mais il veut le faire au bon moment, avec le bagage qu'il n'avait peut-être pas la première fois. C'est tout sauf une parole en l'air balancée pour faire plaisir aux supporters. Du côté anglais, sa saison tient la route : 6 buts et 3 passes décisives en 32 matchs de championnat, des chiffres honnêtes pour un joueur qui apprend encore le rythme britannique.
Forcément, la presse mercato s'est engouffrée dans la brèche. Certains évoquent déjà des contacts, voire un contrat qui courrait jusqu'en 2028. Restons prudents : pour l'instant, ce sont des bruits de couloir, pas un dossier ficelé. Entre une déclaration sincère d'un joueur qui aime le club et un transfert réellement bouclé, il y a un monde, et à Marseille on a appris à se méfier des belles histoires qu'on nous vend avant l'été.