Milik brise le silence sur sa dépression

om anciens milik saison-2025-2026

Il y a des confidences qui te font reposer le téléphone un instant. Arkadiusz Milik, qu'on a connu buteur du Vélodrome entre 2020 et 2023, vient de s'ouvrir comme rarement un footballeur le fait. Dans un long entretien au média polonais Kanal Sportowy, l'attaquant de la Juventus a raconté sa traversée du désert. Et ça n'a rien d'un dossier mercato ou d'une polémique de plateau.

Le Polonais sort de deux années cauchemardesques. Une blessure contractée pendant la préparation de l'Euro 2024, puis les rechutes en cascade. Résultat : aucun match lors de la saison 2024-2025, et seulement deux apparitions cette saison pour un total de trente-quatre minutes. Pour un buteur, voir les terrains de si loin, c'est une forme de torture lente.

Le plus dur, ce n'est pas la douleur physique. C'est ce qu'elle a fini par déclencher. « Début 2025, j'ai traversé une période très compliquée. J'étais au plus bas », confie-t-il. Il raconte ces séances de musculation qu'il devait interrompre pour filer aux toilettes, histoire de pleurer en silence avant de revenir comme si de rien n'était. Le foot, son refuge depuis toujours, était devenu la source de son mal-être. Regarder les copains jouer en Ligue des Champions depuis la touche, saison après saison, en se demandant si on rejouera un jour.

Milik a d'abord essayé de gérer seul, comme beaucoup. Serrer les dents, faire le dur, ne rien montrer. Jusqu'à comprendre que ça ne suffirait pas et accepter de consulter un psychologue. C'est ce pas-là, le plus difficile à franchir pour un sportif de haut niveau biberonné à l'idée qu'il faut toujours encaisser sans broncher, qui l'a aidé à remonter la pente.

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Aujourd'hui, il dit se sentir « reposé et prêt à jouer ». Son contrat avec la Vieille Dame court jusqu'en 2027, et il lui reste une saison pour convaincre les dirigeants turinois de le garder. Il n'a pas non plus tiré un trait sur la sélection, qu'il n'a plus connue depuis deux ans : « L'équipe nationale est un objectif. »

À Marseille, on garde le souvenir d'un renard de surface qui ne trichait jamais, généreux dans l'effort, toujours là pour planter le but qu'il fallait. Qu'il aille au bout de ce combat-là, le vrai, on le lui souhaite de tout cœur. Le reste, les buts, le temps de jeu, ça revient toujours quand la tête va bien. Bon courage, Arek.