On en parle depuis quelques jours, et le feuilleton prend déjà du relief. Les pistes Pablo Pagis et Magnetti, les deux profils que l'OM garde dans un coin de la tête pour renforcer son secteur offensif, viennent de se heurter au mur que tout le monde voyait venir : l'argent.
Commençons par Pagis, parce que c'est lui qui fait le plus rêver. Dix buts cette saison avec Lorient, une révélation de Ligue 1, et un nom qui résonne du côté du Vélodrome. Forcément. Son père, Mickaël Pagis, a porté le maillot bleu et blanc en 2006-2007. De quoi donner au dossier une petite saveur sentimentale qu'on apprécie toujours par ici. Sauf que Lorient n'est pas du genre à brader ses pépites. Le club breton a posé un prix plancher à 20 millions d'euros, et il ne compte pas négocier au rabais.
À ce tarif, on n'est pas tout seuls dans la file d'attente. Lens et le Paris FC se sont positionnés, et quand un jeune attaquant affiche ce genre de saison, la concurrence ne fait que grossir. L'OM s'est renseigné, a pris la température, mais se renseigner et passer à la caisse, ça fait deux. On connaît la chanson.
Et c'est là que le dossier Magnetti vient s'ajouter au tableau. Même logique, mêmes interrogations. Les deux pistes avancent en parallèle, mais elles dépendent toutes les deux d'un préalable qui n'a rien d'enthousiasmant : le passage devant la DNCG. Tant que le club n'aura pas remis ses finances en ordre, allégé sa masse salariale et rassuré le gendarme financier, ces arrivées resteront théoriques. La reconstruction marseillaise se fera d'abord avec une calculatrice avant de se faire avec un chéquier.