Marseille a posé son curseur. Pour lancer son mercato OM estival, le club a fixé un prix pour Pierre-Emerick Aubameyang, et le message est clair: qui veut le buteur devra mettre le bon montant sur la table. Ça commence à bouger autour du Gabonais, dont l'âge et le contrat en font un dossier à régler vite.
Vendre Auba, c'est un calcul. À son niveau, il reste un finisseur précieux, de ceux qui te sauvent un match d'un appel et d'un contrôle orienté. Mais à l'OM, on connaît la logique des comptes: il faut faire entrer de l'argent pour pouvoir en dépenser ailleurs. Certains parlent même de le brader pour accélérer les choses. On espère que non, parce qu'un attaquant de cette trempe ne se remplace pas avec de la monnaie.
Et puis il y a ce rappel qui fait plaisir. Aubameyang et Amine Gouiri figurent tous les deux parmi les meilleurs buteurs encore en activité en Ligue 1. Deux profils différents, un vieux renard et un attaquant moderne, mais la même manie de faire trembler les filets. De quoi se souvenir que, quand l'OM marque, c'est souvent l'un de ces deux-là au bout de l'action.
Le souci, c'est que cette richesse offensive attire les regards. Garder les deux serait un luxe que les finances n'autorisent pas forcément. Vendre l'un pour solidifier le reste de l'effectif, voilà le genre d'arbitrage qui attend la direction. Pour grimper au classement Ligue 1 la saison prochaine, il faudra un secteur offensif aussi tranchant, sans plomber le budget.