On pensait le dossier réglé, classé, rangé dans la case "bonne affaire". Et puis voilà qu'on apprend que River Plate aurait coché le nom de Facundo Medina. Le club où le gamin de Buenos Aires a appris le foot avant de filer en Europe. Forcément, ça remue.
Rappelons le contexte, parce qu'il a son importance. Medina est arrivé au Vélodrome en juillet 2025 sous forme de prêt, et l'OM a fait le boulot : option levée, transfert permanent acté pour juillet 2026, autour de 18 millions. Bref, sur le papier, l'Argentin appartient à Marseille. Sauf que dans le foot, rien n'est jamais vraiment bouclé tant que les contrats ne sont pas figés dans le marbre, et la presse parle de discussions du côté de Buenos Aires.
L'angle sentimental, on le connaît. Medina, c'est un produit de River, formé chez les Millonarios avant de partir à Talleres puis à Lens. Le retour au bercail, ça fait toujours rêver un joueur sud-américain, surtout quand le club historique vient frapper à la porte. Et River Plate, ce n'est pas n'importe qui : c'est l'un des géants du continent, avec un poids émotionnel énorme pour un gosse de la capitale argentine.
Mais soyons lucides. Côté marseillais, lâcher Medina maintenant n'aurait aucun sens sportif. Le défenseur s'est imposé cette saison, 21 matchs, une note solide, une capacité à dépanner à gauche quand il faut. Avec la charnière déjà fragilisée par les pépins physiques, se séparer d'un cadre défensif pour des raisons sentimentales, ce serait se tirer une balle dans le pied. À moins, bien sûr, qu'une offre indécente débarque. Et là, on connaît la chanson maison : tout le monde a un prix.