Mondial : Medina cartonne, Gouiri sauve l'Algerie

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On avait laissé Medina et Gouiri face à face lors d'Argentine-Algérie, ce 3-0 sans débat où l'un défendait pendant que l'autre courait après le ballon. Quinze jours plus tard, les deux Marseillais n'ont pas vécu le même Mondial, mais ils sont tous les deux toujours en lice. Et pour des supporters de l'OM, voir deux des nôtres se balader en phase finale d'une Coupe du monde, ça n'arrive pas tous les étés.

Medina, le soldat qui s'installe

Commençons par celui qui monte. Facundo Medina a confirmé contre l'Autriche tout le bien qu'on commençait à penser de lui. Encore titulaire, encore décisif, à tel point que Scaloni n'a plus vraiment de raison de le sortir de son onze. Le gaucher de la charnière, celui qui n'allait soi-disant faire rêver personne, est en train de devenir un cadre de l'Albiceleste au pire moment pour les adversaires : pendant un Mondial.

Et pour une fois Messi n'a pas tout pris. La star a battu un nouveau record et offert la première place du groupe à l'Argentine, d'accord, mais derrière, c'est un défenseur de l'OM qui a verrouillé la boutique. Ses 21 matchs cette saison à Marseille avec une moyenne solide, ça se ressent : le bonhomme arrive en confiance, et ça crève l'écran. Le genre de joueur qu'on aime avoir dans le groupe quand les échéances s'enchaînent.

Gouiri, le héros d'un soir au milieu du chaos

L'histoire d'Amine Gouiri, elle, est plus tourmentée. Discret puis remplacé contre l'Argentine, l'attaquant a longtemps cherché ses repères dans un système algérien qui ne lui rendait pas service. Mais le foot a parfois de ces justices : c'est lui qui a fini par débloquer la situation face à la Jordanie, son but permettant aux Fennecs de s'imposer sur le fil et de valider leur billet pour les 16es.

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Un seul ballon au bon endroit, et le voilà sauveur d'une sélection qui partait dans le mur. On le connaît à Marseille, ce côté joueur d'instinct capable de disparaître une heure avant de planter le geste qui compte. Au Vélodrome, on a appris à composer avec ce tempérament. Manifestement, l'Algérie aussi.

Deux parcours, un seul Vélodrome

Voilà donc deux Olympiens qui filent vers les huitièmes, chacun par sa porte. L'un dans le costume du défenseur fiable qui prend du galon, l'autre dans celui de l'attaquant à éclipses qui se rappelle au bon souvenir au moment de mourir. Pendant ce temps, à Marseille, on coche les noms et on rêve un peu : si les deux reviennent avec de la confiance et un Mondial poussé loin dans les jambes, c'est tout l'OM qui en profitera à la reprise. En attendant, on regarde le calendrier OM d'un œil, et le tableau du Mondial de l'autre.