McCourt ne veut plus combler les déficits de l'OM

economie om mccourt 2025-2026

Il fallait bien que ça arrive un jour. Pendant des années, on a vu Frank McCourt signer les chèques, éponger les pertes, recruter comme si l'argent poussait sur les platanes du Vieux-Port. Cette époque est finie. Le propriétaire américain a décidé de fermer le robinet, et ça va tout changer dans la manière dont l'OM construit ses étés.

Le déclic, c'est un déficit qui donne le vertige : 104,7 millions d'euros sur le seul exercice 2024-2025. Mis bout à bout avec les saisons précédentes, on parle d'un trou cumulé qui dépasse les 150 millions. À ce niveau, même un milliardaire finit par calculer. McCourt a donc tranché : il ne comblera plus indéfiniment les pertes du club. Désormais, c'est gestion stricte, comptes surveillés, et une règle simple qui revient comme un refrain dans les couloirs de la Commanderie : pour acheter, il faudra d'abord vendre.

La fin d'une illusion

Soyons honnêtes, on s'était habitués à cette idée d'un mécène prêt à tout pour son jouet marseillais. C'était confortable. Ça permettait de rêver à chaque mercato, de réclamer la star de trop sans trop se soucier de la facture. Sauf qu'un club de foot n'est pas un puits sans fond, et que les règles de contrôle financier finissent toujours par rattraper ceux qui jouent avec le feu. La campagne en Ligue des Champions a rapporté gros et amorti une partie des dégâts, mais ça ne suffit pas à effacer l'ardoise.

Le résultat, on va le vivre cet été. Fini le temps où l'on pouvait empiler les recrues sans réfléchir aux sorties. Chaque arrivée devra être financée par un départ, ou presque. C'est aussi ce qui explique, en partie, cette nouvelle stratégie tournée vers les jeunes : ça coûte moins cher et ça peut rapporter à la revente.

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Et maintenant ?

Deux pistes se dessinent pour sortir la tête de l'eau. La première, la plus douloureuse pour le supporter : vendre les meilleurs éléments pour faire rentrer du cash. La seconde, plus stratégique : faire entrer un investisseur américain au capital, histoire de partager le fardeau et de ne pas tout faire reposer sur les seules épaules de McCourt. Cette hypothèse revient avec insistance, et elle pourrait bien être la vraie solution de fond.

Reste une question qui nous travaille tous : un OM géré à l'économie peut-il encore viser haut ? L'histoire récente du club montre qu'on peut faire de belles choses sans dépenser des fortunes, à condition de recruter intelligemment et de bien vendre. C'est tout l'enjeu des mois à venir. McCourt a serré la vis. À la direction sportive, maintenant, de prouver qu'on peut être malin sans être riche.