Højbjerg : quatre clubs italiens, une offre déjà refusée

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On vous en parlait il y a quatre jours, quand l'Atalanta venait juste de tâter le terrain. Depuis, le dossier a changé de dimension. Ce ne sont plus une ou deux oreilles attentives qui traînent autour de Pierre-Emile Højbjerg, mais carrément quatre clubs italiens, d'après Foot Marseille. L'Atalanta mène toujours la danse, la Lazio s'est invitée, et deux autres formations de Série A surveillent la situation de près.

Et cette fois, ça ne se limite plus aux coups de fil exploratoires. Selon Football Club de Marseille, une première offre serait déjà tombée sur le bureau de Marseille. Réponse de la direction : non. Repoussée, sans hésiter. Le message est clair, on ne brade pas le métronome du milieu.

Pourquoi l'OM tient bon

Le contexte aide à comprendre cette fermeté. Højbjerg est sous contrat jusqu'en juin 2028. Aucune urgence, donc, aucune épée de Damoclès au-dessus du dossier. Et puis il y a la valeur du bonhomme : certains analystes estiment qu'une vente pourrait rapporter autour de 30 millions d'euros à l'OM. Un chiffre qui en dit long sur ce que le Danois représente sur le marché, lui qui était arrivé sans casser la baraque côté indemnité.

Pour Medhi Lorenzi et la cellule de recrutement, le calcul est limpide. Si un club veut vraiment s'offrir le Danois, il devra y mettre le prix fort. Le genre de vente qui, sur un seul nom, peut financer une bonne partie du mercato OM estival. Dans un été annoncé sous le signe de l'austérité, ce serait même tout sauf anodin.

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Le joueur, lui, ne s'agite pas

Reste le principal intéressé. Et de ce côté-là, rien n'a bougé. Højbjerg n'a formulé aucune demande de départ, n'a envoyé aucun signal à ses dirigeants. Il est venu à Marseille avec une idée précise du projet, et il s'y tient. Le capitaine du Danemark fait partie de ces joueurs qui ne réclament jamais rien, qui bossent dans le silence et qui te le rendent sur le terrain le dimanche.

C'est tout le paradoxe de ce dossier. Plus le Danois joue juste, plus il attire. Le récupérateur idéal, celui qui prend le ballon sous pression, qui le ressort proprement, qui colmate les brèches quand les lignes craquent. Le profil qui ne fait pas vendre des maillots mais qui fait gagner des points. Et à Marseille, on en a soupé des joueurs qu'on regrette une fois partis.

L'Italie peut continuer d'avancer ses pions. Pour l'instant, le mur tient. Reste à voir combien de temps il tiendra si un club décide vraiment de taper du poing sur la table cet été.