Habib Beye et l'OM : le divorce qui patine

On pensait l'histoire pliée. Beye s'en va, tout le monde l'a compris après une saison qui s'est terminée sans la Ligue des Champions au bout. Sauf que partir, à l'OM, ça ne se fait jamais simplement.

Les négociations entre le club et son entraîneur patinent. D'après plusieurs sources marseillaises, le blocage serait total, et il aurait un nom : l'argent, et le timing. Beye dispose encore d'un contrat jusqu'en juin 2027, et son entourage estimerait que le club lui a coûté des opportunités professionnelles. Traduction : on veut une compensation au-delà de ce que prévoit le bail. Forcément, ça coince, en plein mercato.

Pendant ce temps, le Paris FC rôde. Le club cherche un successeur à Antoine Kombouaré, et le nom de Beye figure parmi les pistes étudiées. Un banc de Ligue 1 qui se libère, un coach disponible, sur le papier ça collait. Mais tant que le dossier marseillais n'est pas réglé, rien ne peut bouger.

C'est tout le paradoxe de ce feuilleton. Habib Beye, on l'a aimé comme joueur. Le latéral droit du début des années 2000, capitaine dans l'âme, le genre à courir encore à la 90e quand le match était plié. Un mec droit, qui n'a jamais renié son passage au Vélodrome. Le voir repartir dans la douleur, après l'avoir vu revenir sur le banc plein d'ambition, ça laisse un goût bizarre.

Maintenant que Bruno Genesio est officialisé pour la suite, la situation devient intenable : l'OM a son nouveau coach, mais l'ancien est toujours là, coincé dans des discussions qui n'avancent pas. Il va bien falloir trancher.

On verra qui lâche le premier. À Marseille, même les départs se jouent au bras de fer.