Habib Beye, c'est fini : l'OM tourne la page
Cent trente-deux jours. C'est tout ce qu'aura duré l'aventure d'Habib Beye sur le banc marseillais. Le club a confirmé le départ de son entraîneur, arrivé en février pour reprendre un effectif laissé par Roberto De Zerbi. Le pari avait du sens sur le papier. Un ancien de la maison, passé par la Commanderie comme joueur entre 2003 et 2007, qui connaissait le poids du maillot et la ferveur du Vélodrome. Sur le terrain, ça n'a pas suivi.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : six victoires en quatorze matchs. Pas le bilan d'un projet qui s'installe. La direction avait fixé deux caps, la qualification en Ligue des Champions et un vrai parcours en Coupe de France. Aucun des deux n'a été atteint. L'OM boucle sa saison à la cinquième place du classement de Ligue 1, synonyme d'Europa League l'an prochain alors qu'on visait clairement le retour parmi les grands d'Europe.
On connaît la chanson, à Marseille. Un entraîneur arrive avec l'étiquette de l'homme providentiel, et quelques mois plus tard on cherche déjà son remplaçant. Beye n'est ni le premier ni le dernier à se brûler les ailes ici. Reste qu'on aurait aimé y croire un peu plus longtemps, parce que le bonhomme avait une vraie idée de jeu et une sincérité qui ne se fabrique pas. Quand il parlait de l'OM, on sentait que ce n'était pas qu'une ligne sur un CV.
Le club ne traîne pas. D'après Eurosport, Bruno Genesio serait sur le point de s'engager pour prendre la suite. Un profil expérimenté, du métier, du calme. Exactement le genre de pari rassurant qu'on a déjà tenté plus d'une fois. Espérons juste que cette fois, on lui laisse le temps de travailler.
Reste à savoir si ce énième changement de cap suffira à stabiliser un projet qui change de pilote à chaque virage. Le mercato qui arrive dira beaucoup sur les vraies ambitions de la direction.