On en parlait avant-hier, avec Fenerbahçe qui passait la tête par la porte. Voilà que la Roma reprend la main. D'après plusieurs médias italiens et anglais, le club de la capitale prépare sa première offensive concrète pour Mason Greenwood, et cette fois il y a des chiffres sur la table.
La proposition romaine tournerait autour de 40 millions d'euros, bonus compris. De quoi faire saliver n'importe quel directeur sportif, sauf que l'OM, lui, ne bouge pas de sa ligne. Le club phocéen réclame entre 50 et 55 millions, et il a de quoi argumenter. Seize buts, sept passes décisives, trente-deux matchs : la première saison de l'Anglais sous le maillot blanc a tenu toutes ses promesses. On tenait enfin un vrai numéro 10, capable de planter à n'importe quel moment, les deux pieds qui claquent et cette nonchalance qui rend fou (l'adversaire les bons soirs, le supporter les soirs sans). Ce bilan-là, ça ne se brade pas.
Le hic, c'est que le rapport de force n'est pas totalement en notre faveur. Faute de qualification pour la prochaine Ligue des Champions, l'OM doit vendre cet été pour équilibrer les comptes et passer le contrôle de la DNCG. Et quand un club est obligé de vendre, les acheteurs le savent. La Roma joue la montre, persuadée que le prix finira par bouger.
Autre détail qui pique : Manchester United n'a pas tout lâché en cédant Greenwood. Les Red Devils ont conservé une clause de revente qui leur garantirait entre 40 et 50 % de la plus-value réalisée. Traduction : sur chaque million encaissé au-dessus du prix d'achat, une grosse moitié repart vers Manchester. De quoi rogner sérieusement le bénéfice net pour les caisses marseillaises. On vend notre meilleur buteur, et un autre touche le jackpot. Ça résume assez bien la position d'un club qui négocie le dos au mur.