On en parlait il y a trois jours, quand l'accord se précisait sans qu'on ose encore y croire tout à fait. Cette fois c'est noir sur blanc : Bruno Genesio est l'entraîneur de l'Olympique de Marseille. Deux ans de contrat, plus une troisième saison en option. Le feuilleton qui nous a tenus en haleine depuis le départ de Habib Beye trouve enfin son épilogue.
Libre depuis qu'il a quitté Lille, Genesio n'avait pas de club à convaincre, juste un projet à valider. Et visiblement, le discours marseillais l'a séduit. On connaît le bonhomme : technicien réputé sérieux, adepte d'un jeu construit, passé par Lyon et le Stade Rennais avant le LOSC. Pas un nom qui fait rêver les foules du Vélodrome au premier abord, on ne va pas se mentir. Mais un coach qui sait faire progresser un effectif et tenir un vestiaire sur la durée. À Marseille, la durée, justement, on n'a pas trop l'habitude.
Ce qui rassure, c'est qu'il ne débarque pas seul. Genesio amène avec lui ses lieutenants de Lille : Dimitri Farbos, Nicolas Dehon du côté des gardiens, et Jérémie Bréchet. Une garde rapprochée qui connaît sa méthode par cœur, ça évite les longs mois de rodage. Quand un entraîneur arrive avec son staff, c'est souvent le signe qu'il a obtenu les garanties qu'il voulait sur la conduite du projet.
Reste une zone d'ombre qui pourrait pimenter la préparation : la menace d'exclusion de Ligue Europa brandie par l'UEFA plane toujours sur le club. Pas l'idéal pour attaquer un nouveau cycle sereinement, et Genesio le savait en signant. Construire une équipe sans savoir précisément quelle Coupe d'Europe on jouera, voire si on en jouera une, c'est le genre de casse-tête dont on se serait bien passé.