Finances OM : 100 M€ à trouver avant la DNCG

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Cent millions. Pas un chiffre balancé pour faire peur, non. Cent millions d'euros de ventes à boucler avant le 30 juin, sinon ça coince avec la DNCG. Voilà l'été qui nous attend, et autant te dire qu'on a connu des mois de juin plus tranquilles.

On le redoutait depuis l'automne, depuis qu'on a compris que la saison se finirait sans Europe. Les comptes viennent confirmer le pire. L'exercice 2024-2025 affiche un déficit de 105 millions d'euros, le plus lourd depuis l'arrivée de Frank McCourt en 2016. Dans toute la Ligue 1, seul Lyon fait pire, et on sait dans quel état est tombée la maison voisine sous John Textor. Quand on en arrive à se comparer à l'OL pour se rassurer, c'est qu'on n'a pas le moral.

D'où vient le trou ? D'abord l'absence de recettes européennes, qui pèse énormément dans un budget pensé pour jouer le haut de tableau. Ajoute la crise des droits TV français, ce serpent de mer qui assèche tous les clubs, et une masse salariale qui, elle, n'a pas attendu pour grimper. Le cocktail était connu. Le résultat fait quand même mal.

Au milieu de tout ça, Medhi Benatia et la direction sportive ont confié les clés du dossier à Lorenzi. Le bonhomme hérite d'une situation que footballclubdemarseille qualifie de chantier XXL, et le mot n'est pas volé. Trois exercices déficitaires d'affilée, des échelonnements de paiement hérités de la gestion Longoria qui plombent encore les comptes, un cabinet spécialisé engagé pour démêler tous ces engagements étalés sur plusieurs années. McCourt serait agacé, contraint de remettre la main au portefeuille pour éviter que le nouveau président Stéphane Richard ne récupère une boîte ingérable.

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Concrètement, ça veut dire quoi pour nous ? Que personne n'est intouchable cet été. Même les recrues qui ont marché. D'après Foot Mercato, tout le monde peut partir si le bon chèque arrive, Mason Greenwood comme Leonardo Balerdi. On parle de nos meilleurs éléments, ceux qu'on aurait aimé garder pour construire. Sauf qu'à l'OM, on ne construit pas, on rééquilibre. Histoire connue.

Le calendrier, lui, ne laisse pas de marge. Avant le 30 juin, il faut vendre, alléger, faire rentrer du cash. Lorenzi va devoir gérer en même temps la masse salariale, le rééquilibrage des comptes et les départs. Un travail d'assainissement de fond, pendant que nous, on regardera filer des joueurs qu'on commençait juste à apprécier.

On verra bien qui restera debout à la reprise. En attendant, on serre les dents et on compte. Cent millions, donc.