Dix ans qu'on disait Orange Vélodrome sans plus vraiment y penser. C'est fini. À partir du 2 juillet 2026, on dira CEPAC Vélodrome. La Caisse d'Épargne pose son nom sur l'enceinte, et pour un moment : le contrat de naming court jusqu'à la fin de la saison 2032-2033, soit sept ans.
Le montant exact, le club le garde pour lui, comme souvent dans ce genre d'accord. Ce qu'on sait, c'est que ça grimpe nettement par rapport aux 2,45 millions annuels que versait Orange. D'après les chiffres qui circulent, c'est un accord record dans l'histoire du Vélodrome côté sponsoring. Pas un mauvais signe pour les finances de la maison, surtout dans une période où chaque euro compte et où la direction se fait scruter de près.
Le choix de la CEPAC n'a rien d'un hasard. La Caisse d'Épargne tourne autour du club depuis quarante ans, c'est un partenaire local, ancré dans la région, pas une multinationale débarquée de nulle part pour acheter de la visibilité. Pour une fois, le nom sur le fronton aura une vraie odeur de Marseille. On a connu pire comme mariage.
Reste la question que tout supporter se pose : on va vraiment dire CEPAC Vélodrome ? Soyons honnêtes, dans les tribunes et au comptoir, ça restera le Vélodrome tout court, comme ça l'a toujours été. Le naming, c'est une affaire de panneaux, de billetterie et de communiqués. Le stade, lui, garde son vrai nom dans la bouche des gens. Orange n'a jamais réussi à s'imposer dans le langage courant en dix ans, c'est dire.