Deux phrases. C'est tout ce que la direction a trouvé à dire pour solder quatre mois de banc marseillais. « L'Olympique de Marseille annonce mettre fin à sa collaboration avec Habib Beye. » Voilà, merci, au revoir. Ce mardi en fin d'après-midi, le club a confirmé ce que tout le monde sentait venir depuis des semaines : Habib Beye n'est plus notre entraîneur.
Arrivé le 18 février pour reprendre la maison après De Zerbi, l'ancien défenseur n'aura tenu qu'un printemps. Le bilan tient sur un timbre-poste : six victoires, deux nuls, cinq défaites. Une cinquième place en Ligue 1 et, au bout du compte, pas de Ligue des champions. Pour un club qui se rêve en haut de l'affiche, c'est court. Trop court.
Ce qu'on retiendra du passage Beye
Pas grand-chose, soyons honnêtes. Il y a eu des intentions, un discours qui sonnait juste en conférence, l'image d'un type droit qui connaît le foot de l'intérieur. Mais sur le terrain, rien n'a pris. L'équipe n'a jamais trouvé son rythme, et quand un coach repart avec un bilan négatif quatre mois après sa nomination, c'est qu'il s'est passé quelque chose. Ou plutôt qu'il ne s'est rien passé.
On peut quand même tiquer sur la manière. Beye, c'est un ancien joueur de Ligue 1, un mec qui a fait sa route sur les bancs du Red Star puis de Rennes avant d'oser Marseille. Le remercier en deux lignes copier-coller, sans un mot sur ce qu'il a tenté, ça fait un peu service minimum. On a connu la direction plus généreuse dans les hommages. Là, le ton est administratif, presque froid. Beye méritait sans doute un peu mieux qu'un communiqué expédié entre deux annonces de mercato.