Quand le propriétaire en personne s'occupe d'un dossier, c'est rarement pour le compliquer. D'après Foot Marseille, Frank McCourt est intervenu directement sur l'avenir de Pierre-Émerick Aubameyang, et le message est clair : ça se termine cet été. Le buteur gabonais et le club sont désormais alignés sur la même idée, celle d'une séparation à l'amiable. Voilà, on y est.
On l'avait senti venir depuis quelques semaines, mais cette fois ce n'est plus une rumeur de mercato qu'on relativise au comptoir. La logique est d'abord comptable. Avec un salaire annuel estimé à 4,2 millions d'euros, Auba pèse lourd sur une masse salariale que la direction doit absolument dégraisser après le jugement conditionnel de la DNCG. Dans un été placé sous le signe de l'austérité, un contrat pareil pour un joueur de 37 ans, ça ne passe plus.
Des chiffres qui ne suffisent pas
Le plus cruel dans l'histoire, c'est qu'Aubameyang n'a pas démérité. Quatorze buts et dix passes décisives en quarante et un matchs, à son âge, c'est du très solide. Le genre de bilan qui te ferait prolonger n'importe qui en temps normal. Sauf qu'à l'OM cuvée 2026, le temps n'est justement pas normal. La rigueur budgétaire impose de regarder le coût avant le rendement, et là, le calcul ne penche plus du bon côté. On a connu des adieux moins justifiés sportivement, et ça pique quand même.
L'Arabie Saoudite en pole, mais pas que
Bonne nouvelle pour le club qui voudrait récupérer quelques billes : le marché ne le boude pas. Plusieurs clubs italiens, espagnols, turcs et saoudiens suivent la situation de près, et les intérêts viennent même de MLS et du Brésil, où Vasco da Gama se serait positionné. Parfait Ndong, ancien international gabonais, voit lui un retour en Arabie Saoudite, ce championnat qu'Auba connaît déjà. À ce stade de carrière et avec ce profil, la piste saoudienne tient évidemment la corde.