Quatre mois et demi à Marseille, et déjà les premiers oiseaux qui tournent au-dessus du nid. Quinten Timber s'est livré cette semaine dans un entretien à Footmercato, et entre les lignes, ça sent l'au revoir qui se prépare. Pas pour tout de suite, peut-être. Mais le coup de fil de Premier League, lui, est déjà passé.
Le Néerlandais, arrivé en janvier pour 4,5 millions d'euros en provenance de Feyenoord, est revenu avec une émotion qui n'a pas trompé sur son départ houleux de Rotterdam. Il a remercié son club formateur, salué Robin van Persie, son ancien coach, et reconnu avoir grandi d'une rupture qu'il aurait préféré éviter. Le ton n'était pas celui d'un joueur en rupture avec son passé, mais d'un type qui a digéré une épreuve et qui veut tourner la page proprement. Du Timber tout craché : sobre, professionnel, sans esbroufe.
Sa cote a triplé, deux clubs anglais à l'affût
Sauf que pendant qu'il digérait, il alignait les performances. Dix-huit apparitions sous le maillot olympien, quatorze titularisations sur quinze possibles dès son arrivée, une note moyenne de 6,6, et surtout cette polyvalence qui a sauvé un milieu marseillais à la dérive. Résultat, sa valeur marchande estimée a plus que triplé depuis janvier. Selon Le Phocéen, deux clubs de Premier League ont déjà manifesté leur intérêt, et le détail qui pique : son frère Jurrien évolue à Arsenal. On vous laisse imaginer les conversations dominicales chez les Timber.
Pour le mercato OM, c'est exactement le genre de situation qu'on connaît trop bien. Un joueur acheté pour rien, qui prend de la valeur, qui se retrouve dans le viseur des plus riches au moment où les comptes ont besoin d'air. Vendre à dix ou douze millions, encaisser une jolie plus-value, mais perdre un titulaire à peine arrivé. Le casse-tête habituel.