Pendant que Habib Beye continue d'aligner ses séances sur le pré, sa direction planche déjà sur l'après. RMC le confirme, Le Phocéen et Football Club de Marseille le détaillent, trois noms reviennent en boucle pour ramasser le banc en juin, Bruno Genesio, Christophe Galtier et Adi Hutter. Casting franco-français avec une option germanique, et un mot d'ordre, ne pas se rater encore une fois.
Genesio en pole, mais Nice rôde
Bruno Genesio coche beaucoup de cases. En fin de cycle à Lille, expérimenté en Ligue 1 entre Lyon et Rennes, habitué à composer avec des budgets contraints et à faire jouer ses équipes en Europe, il a le profil de la transition rassurante. La nouvelle direction, avec Stéphane Richard à la présidence et Grégory Lorenzi qui débarque comme directeur sportif, semble l'apprécier. Plusieurs consultants reconnus poussent son nom à l'antenne. Sauf que Nice s'est invité dans la danse cette semaine, et que les Aiglons ont déjà fait l'expérience pénible de doubler Marseille sur Lorenzi avant de le voir lui filer entre les doigts. La concurrence est réelle, et elle est française.
Galtier, le Marseillais qui hésite
Christophe Galtier est l'autre nom qui revient depuis des semaines. Marseillais d'origine, attaché à l'OM, libre de quitter Neom s'il en a vraiment envie, il a l'avantage d'avoir gagné un titre de champion avec Lille en 2021. Sauf qu'il a aussi l'inconvénient de demander des garanties sportives et financières précises avant de bouger, et que ces garanties, l'OM version DNCG sera peut-être incapable de les fournir. Walid Acherchour le place quand même devant Genesio dans la hiérarchie des préférences. À écouter aussi Eric Di Meco, qui pousse pour le retour de l'enfant du pays. La cote interne est haute, le contexte externe est compliqué.
Hutter, l'option pour casser la routine
Adi Hutter, c'est l'outsider sérieux. L'Autrichien a quitté Monaco l'été dernier sur fond de désaccords avec Paul Mitchell, il est libre, il connaît la Ligue 1, il sait travailler avec des effectifs jeunes et des budgets serrés. Surtout, il propose un style identifié, pressing haut, intensité maximale, organisation millimétrée. Le genre de coach qui peut séduire une direction qui voudrait rompre avec deux saisons de bras de fer entre De Zerbi puis Beye et leur direction sportive respective. Sur le papier, c'est moins évident commercialement, mais c'est peut-être plus cohérent sportivement.