On croyait avoir touché le fond cette saison. La glissade au classement, les départs en pagaille, un vestiaire qui prenait l'eau de toutes parts. Et puis on apprend que le malaise n'est pas resté sur la pelouse. Il a poussé la porte des bureaux de la Commanderie.
D'après Le Phocéen et L'Équipe, un collectif de salariés du club a envoyé un courrier à la direction des ressources humaines. La cible a un nom : Bouabdellah Tahri, dit Bob, responsable de la performance. Ce qu'on lui reproche n'a rien d'anodin. Méthodes d'intimidation, comportements décrits comme du harcèlement, management qui passe en force. Pas une rumeur de comptoir entre deux pastis, un signalement officiel, écrit noir sur blanc, déposé sur le bureau de la DRH.
Le récit que dressent nos confrères de L'Équipe a de quoi serrer le cœur de n'importe quel supporter. Une chasse à la taupe pour débusquer qui parle à la presse, une altercation entre Tahri et un autre membre du staff, Abardonado, un management qualifié de "à la hache". On est loin, très loin, de l'image d'un encadrement soudé qui rame dans le même sens. À la place, une ambiance de fin de règne où chacun regarde son voisin de travers.
Ce qui pique le plus, c'est le timing. On parle d'un club qui doit boucler un mercato sous tension cet été, vendre pour renflouer les caisses, reconstruire un effectif et trancher la question du banc. Bref, un été où il faudrait que tout le monde soit aligné, concentré, professionnel. Au lieu de ça, on découvre que la maison brûle aussi du côté des coulisses, là où le supporter lambda ne regarde jamais mais où se joue pourtant une grosse partie de la saison.