On en parlait ce matin, Boca Juniors prépare une offre pour Geronimo Rulli. Sauf que depuis, le dossier a pris du relief. D'après les dernières remontées, les Argentins auraient d'abord testé le terrain avec une formule de prêt. Réponse de la direction olympienne : non, merci. À 33 ans, à un an de la fin de son contrat, l'OM ne cédera son gardien que sur un transfert sec.
Le chiffre qui circule désormais, c'est 9 millions d'euros. C'est la barre que la cellule mercato a posée, et c'est aussi ce que Juan Roman Riquelme aurait en tête de son côté. Vu que Rulli a été recruté pour 4 millions en 2024 et qu'il sort d'une saison aboutie, la plus-value est plutôt cohérente. Reste à savoir si Boca, dont les capacités financières sont ce qu'elles sont, peut vraiment lâcher cette somme. Les médias argentins évoquent déjà des montages créatifs (paiements échelonnés, options d'achat différées), le grand classique des clubs sud-américains pour boucler ce genre de dossier.
Le contexte côté Boca, c'est la blessure grave de Marchesín, le gardien titulaire. Croisés rompus, saison terminée. Riquelme cherche donc un poste un, et Rulli coche pas mal de cases : argentin, expérience européenne, statut de doublure d'Emiliano Martinez en sélection. La Bombonera comme dernière grande scène de carrière, c'est le genre d'idée qui peut faire pencher la balance.
Sauf qu'un autre acteur s'est invité dans la course : Tottenham. Les Spurs surveilleraient le dossier de près, et avec un autre niveau de moyens financiers que Boca. Sur le papier, ça devrait régler la question. Sauf que le foot ne se résume pas à un chèque. Selon les échos qui filtrent, l'entourage du joueur, et notamment sa mère, préférerait un retour au pays plutôt qu'un transfert vers la Premier League. Un détail qui peut peser au moment du choix final, surtout pour un gardien arrivé à un âge où le projet familial pèse autant que le projet sportif.