Le détail est nouveau, et c'est celui qui fait mal. Dans une interview à The Athletic, Jonathan Rowe a relancé l'affaire de la bagarre d'août 2025. L'ex-ailier marseillais, désormais à Bologne, accuse cette fois nommément Adrien Rabiot d'avoir porté le premier coup. Et il y a un corollaire qui pique : "De Zerbi et Benatia n'ont pas vu le premier coup de poing de Rabiot." Si on suit la version Rowe, le staff n'aurait jugé que sa riposte, d'où la mise à l'écart immédiate des deux joueurs.
À l'époque, on se souvient, Pablo Longoria avait parlé d'un incident "extrêmement violent", du jamais-vu dans sa carrière. Medhi Benatia avait expliqué publiquement avoir tenté une réconciliation avec Rabiot avant que "la famille du joueur ne complique tout". La sortie de l'international français pour 7 millions d'euros vers l'AC Milan, considérée comme un solde, sonnait comme la fin d'une histoire impossible à recoller. Mais aujourd'hui, neuf mois après, Rowe ouvre un autre récit : et si le staff s'était trompé de coupable principal ?
L'Anglais reprend aussi le contexte. Tout aurait commencé par une altercation avec Geronimo Rulli au retour de Rennes (1-0, ouverture de saison). Frustration partagée, les capitaines qui haussent le ton, Højbjerg, Balerdi, Rulli qui balancent dans le vestiaire. C'est dans ce climat que Rabiot serait intervenu, et la suite on la connaît : poings, vestiaire en feu, fin de l'aventure pour deux titulaires en l'espace de 48 heures.
L'autre passage, plus léger, concerne les méthodes De Zerbi : ces fameux séjours "ritiro" avec lever à 4 heures du matin, exercices en forêt à la lampe torche, et le moment iconique où le coach déchire un fumigène à mains nues "comme les supporters" avant de marcher "comme un Viking". Rowe en rit aujourd'hui. Il dit aussi avoir appris énormément tactiquement, ce qui est probablement le seul consensus dans toute cette histoire : sur la pelouse, le bonhomme savait coacher.