Lorenzi : Richard officialise sur BFM Marseille

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Le dossier traînait depuis l'accord verbal de début mai, s'était précisé avec la fin de Brest le 14, et tenait sur un fil administratif jusqu'à un prêt jusqu'au 30 juin. Mercredi 27 mai, Stéphane Richard a tranché à voix haute. Au micro de BFM Marseille Provence, lors du lancement du club « Who's Who », le futur président de l'OM a confirmé sans détour : « Oui, le nom qui circule actuellement dans la presse est le bon, je peux vous le confirmer. Ce sera officialisé dans les prochaines heures. » Fin du suspense, sur le papier comme à l'oral.

La première parole publique du patron

Ce qu'on retiendra de cette intervention, ce n'est pas l'info en elle-même. Tout le monde la connaissait depuis trois semaines. C'est le geste. Stéphane Richard a choisi de l'assumer publiquement, sur un plateau marseillais, sans intermédiaire ni langue de bois. Pour un président qui n'a pas encore officiellement pris ses fonctions, c'est une manière de baliser le terrain. Le nouveau patron de l'OM n'avance pas en planqué, il met son nom sur la table en même temps que ses choix. Après plusieurs mois de communication erratique sous l'ère Longoria, le contraste se voit déjà.

Lorenzi remplace Benatia, le secteur sportif se reconstruit

Grégory Lorenzi prend la suite de Medhi Benatia, parti après une saison interne particulièrement chargée. Le Corse de 42 ans débarque avec dix ans de Brest dans les jambes, une montée en Ligue des champions à son palmarès et une réputation de bosseur discret qui dénote du folklore phocéen. Son frère Yannick le suivra comme scout, comme à l'époque bretonne. Le duo reprend du service avec les mêmes méthodes, mais sous des projecteurs qui n'ont rien à voir.

L'épisode niçois est définitivement classé : le Gym a tourné la page et cherche déjà son propre directeur sportif. L'OM a gagné le duel grâce à une meilleure proposition financière et un projet plus structuré, malgré la promesse faite initialement à Nice sous condition de maintien. Le maintien azuréen, lui, a été obtenu en barrages contre Saint-Étienne. Mais entre temps, Lorenzi avait basculé.

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Premiers chantiers, à peine la signature posée

L'officialisation viendra donc dans les heures qui suivent ce micro tendu à BFM. Mais le travail, lui, a déjà commencé en sous-marin. Le choix du futur entraîneur est le dossier numéro un. Genesio reste en pole, malgré les trois clubs sur le coup, Pierre Sage a fermé la porte, Galtier garde la confiance de Neom sans qu'on sache si ça se traduira par un blocage, et Thiago Motta circule dans les rumeurs. Le directeur sportif tranchera, c'est sa première décision visible.

Le deuxième chantier, c'est le mercato OM estival. Avec 50 à 60 millions de ventes à boucler avant le 30 juin, Lorenzi va devoir cumuler le travail du dealer et celui de l'urbaniste. Les noms ciblés commencent à circuler (Daouda Guindo, Bentaleb), et le bureau brestois importe sa méthode.

Reste à voir comment ce qu'il a réussi en Bretagne tient dans un environnement où la pression médiatique commence à 7h du matin. À Brest, il avait dix ans pour construire. À Marseille, on commence à compter dès qu'il franchit la porte. La déclaration de Richard, c'est aussi un compteur qui se déclenche officiellement.