C'est officiel, par Instagram. Lundi soir, Benjamin Pavard a fait le geste qu'on attendait depuis des semaines : il a annoncé son départ de l'OM. Pas une fuite, pas une rumeur de plus, pas un papier d'un journal italien. Une publication signée, posée, avec ce ton mesuré qu'il a toujours eu quand il parle de lui-même.
« Une page se tourne aujourd'hui avec l'Olympique de Marseille. Porter ce maillot restera une expérience forte dans ma carrière et dans ma vie. » Voilà, c'est fait. L'OM n'a pas levé l'option d'achat estimée à 15 millions d'euros, l'Inter Milan récupère son joueur, et personne n'est vraiment surpris.
Un prêt qui n'a jamais vraiment décollé
Pavard est arrivé dans les dernières heures du mercato estival 2025, dans cette urgence un peu suspecte qui caractérise trop souvent nos fins de mercato. Un champion du monde, vainqueur de la Ligue des Champions avec le Bayern, du Scudetto avec l'Inter : sur le papier, le coup paraissait magnifique. Sur le terrain, le compte n'y a pas été.
27 apparitions cette saison, 1 but, 2 passes décisives et une note moyenne de 6,8. Des chiffres pas catastrophiques, mais qui racontent surtout une chose : il n'a jamais été l'évidence qu'on espérait. Il a fait le job certains soirs, il a multiplié les approximations à d'autres. Pas le patron de défense qu'on aurait voulu pour conduire le projet sportif. Quand on regarde le classement Ligue 1 et la saison qu'on vient de vivre, difficile de mettre tout sur le dos d'un seul homme, mais difficile aussi de le citer parmi les satisfactions.