Soirée à hauts risques au Vélodrome. Et au final, une victoire 3-1 qui sent moins la fête que le soulagement profond. L'OM bat Rennes, accroche la 5e place, et verra la Ligue Europa la saison prochaine. C'est tout ce qu'on demandait. C'est pile ce qu'on a obtenu.
Dix minutes, et tout est plié
Le scénario, on l'avait imaginé pendant des semaines. On craignait le pire : une grève des supporters annoncée en début de match, un Rennes joueur qui chasse la C1, des comptes à régler entre certains Bretons et leur ancien coach Habib Beye. Le décor était posé pour une soirée de cauchemar marseillais. Ce sont les Phocéens qui ont sorti les couteaux d'entrée.
Deuxième minute : Pierre-Emile Højbjerg, dont le nom avait pourtant été sifflé à l'annonce des compositions, ouvre la marque sur un service en profondeur de Mason Greenwood. Dixième minute : Amine Gouiri contre un dégagement raté de Mathys Silistrie, gardien de doublure aligné en raison de la suspension de Brice Samba. 2-0 en dix minutes. Le Vélodrome n'a pas eu le temps de gronder. Rennes n'a pas eu le temps d'exister.
L'extincteur, le piqué, la délivrance
La pause approche, Geronimo Rulli sort une parade décisive sur Moussa Al-Tamari (33e). À 2-0, le banc breton change tout : Embolo entre, manque le cadre d'une occasion en or (48e). Et dans la foulée, c'est Pierre-Emerick Aubameyang qui clôt le débat d'un piqué malin sur un service de Højbjerg (55e). Le capitaine danois a délivré deux passes décisives ce soir-là. L'attaquant gabonais, écarté la semaine précédente pour l'épisode de l'extincteur à la Commanderie, a profité de sa réintégration pour rappeler à tout le monde qu'il pesait encore lourd.