Lorenzi à l'OM : Nice conteste et menace

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On vous parlait il y a deux jours de l'arrivée de Lorenzi à la Commanderie, de sa petite garde rapprochée et de la confiance affichée par son entourage. On aurait peut-être dû attendre un peu avant de sortir les guirlandes. Parce que du côté de Nice, on ne l'entend pas du tout de cette oreille.

D'après Le Phocéen, le club azuréen conteste purement et simplement le départ de Lorenzi vers l'OM. L'argument niçois ? Un accord antérieur. Selon Nice, le futur directeur sportif marseillais s'était déjà engagé avec eux, et Marseille serait venu le chercher sans respecter cet arrangement. Le président Rivère serait monté au créneau pour réclamer des comptes à l'OM, avec en toile de fond la menace, plus ou moins voilée, de poursuites.

Voilà comment une nomination qu'on croyait pliée se transforme en feuilleton juridique. Lorenzi, lui, tenterait d'amorcer des discussions pour se libérer de son engagement niçois. Mais Nice campe sur ses positions et refuse pour l'instant de lâcher le morceau sans contrepartie. Le genre de bras de fer en coulisses dont on a le secret, et qui peut soit s'éteindre en quarante-huit heures, soit pourrir pendant des semaines.

Ce qui agace, dans cette histoire, c'est le timing. L'OM avait besoin de stabiliser sa direction sportive avant d'attaquer un mercato OM déjà serré par les contraintes financières et la surveillance de la DNCG. Au lieu de ça, le club se retrouve à gérer un différend avec un concurrent direct avant même que son homme ait posé ses cartons. On voulait de la sérénité, on a un contentieux.

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Faut-il s'inquiéter ? Pas forcément. Ce type de litige se règle souvent par une indemnité ou un arrangement entre dirigeants, loin des projecteurs. Nice n'a aucun intérêt à garder de force un cadre qui veut partir, et certaines indiscrétions évoquent déjà une solution de repli trouvée en interne pour digérer le départ. La menace de poursuites ressemble davantage à une posture de négociation qu'à une vraie volonté d'aller au tribunal. Mais en attendant que les deux clubs s'entendent, Lorenzi reste coincé entre deux chaises, et l'OM perd un temps précieux.

On avait dit qu'il arrivait sans bruit, avec ses fidèles. Le bruit, finalement, ne vient pas de lui mais de la Côte d'Azur. Reste à savoir qui cédera le premier, et si cette première tempête autour de son nom est un mauvais présage ou juste l'accueil habituel réservé à tous ceux qui débarquent dans la marmite marseillaise.