Voilà dix ans qu'on entend que McCourt ne vendrait jamais. Que l'OM, c'était son projet, sa fierté, sa passion. Et puis voilà, 2026 arrive, et le ton change. D'après Foot Marseille, le propriétaire américain aurait désormais fixé un prix pour céder le club. Pas dix balles : 1,2 milliard d'euros, valorisation totale, ou 400 millions pour 30 % du capital si un investisseur minoritaire se présente. La fenêtre est ouverte. Reste à savoir qui sera assez fou ou assez ambitieux pour pousser la porte.
Sauf que la pièce n'est plus aussi reluisante qu'on voudrait le faire croire. Selon les mêmes sources, McCourt serait littéralement sidéré par l'état des comptes. Les chiffres font mal : 157 millions d'euros de déficit cumulé sur trois ans, 104,8 millions de pertes sur la seule saison 2024-2025. L'effort financier consenti par le Bostonien depuis 2016, autour de 700 millions d'euros injectés, ne suffit pas à boucher le trou. Et le plafond UEFA, fixé à 60 millions de déficit sur trois ans, est largement crevé. Sans cession massive cet été, c'est l'exclusion européenne qui menace.
C'est dans ce contexte qu'arrive Stéphane Richard. L'ancien patron d'Orange a été nommé président pour rationaliser, dégonfler, restructurer. L'Olympien évoque "un lourd héritage financier" et le mot est faible. Selon Ouest-France, la mission est claire : trouver 50 à 60 millions d'euros nets d'ici le 30 juin pour satisfaire la DNCG. Pas en promesses, pas en bonus échelonnés, en vrai cash. Sinon, sanctions.
D'où la liste interminable des partants probables. Balerdi, Höjbjerg, Rulli, Kondogbia, sans oublier l'épineux dossier Greenwood. L'effectif est officieusement à la vente. C'est moche à dire mais c'est le réel : on lit chaque jour les rumeurs comme on cocherait des cases sur une fiche d'inventaire. Vous voyez le calendrier OM qui se prépare pour la saison prochaine ? L'équipe qui jouera en août ne ressemblera peut-être pas du tout à celle qu'on a vue cette saison.